Cinéma

Marty Supreme : cinq tubes des années 80 qui font vibrer le film de Timothée Chalamet

today19 février 2026 9 1

Arrière-plan
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Il est sans doute le film le plus attendu de ce début d’année. « Marty Supreme », porté par un Timothée Chalamet au sommet de sa popularité, débarque enfin dans les salles françaises avec une bande originale aussi inattendue qu’envoûtante. Plongée dans les cinq titres iconiques des années 80 qui subliment ce long-métrage.

Une machine marketing hors du commun

Rarement un film aura autant fait parler de lui avant même sa sortie. Faux live sur les réseaux sociaux où Timothée Chalamet joue les caprices de star, dirigeable orange survolant Los Angeles, écran publicitaire au sommet de la Sphere de Las Vegas, boîtes de céréales en édition limitée, collaboration avec le rappeur EsDeeKid ou encore une veste devenue objet de désir au point de provoquer des ruptures de stock et des reventes à prix d’or… La campagne promotionnelle autour de « Marty Supreme » a littéralement enflammé la toile.

L’acteur de 30 ans, lui, tient à recadrer le débat. « Je refuse que cette campagne soit réduite à du marketing. C’en est une extension artistique. Tout est venu de mon cœur et de mon âme », a-t-il confié à Ciné Télé Revue. Qu’importe : derrière l’effervescence médiatique se cache un film porté par une bande originale résolument ancrée dans les années 80, et c’est là que réside sa véritable magie.

« Forever Young » d’Alphaville : une ouverture qui marque à vie

Paradoxe fascinant : « Marty Supreme » se déroule dans l’Amérique des années 50, mais son habillage musical assume pleinement l’anachronisme en puisant dans les 80’s. Dès les premières images, c’est « Forever Young » du groupe allemand Alphaville — sorti en 1984 et depuis élevé au rang de classique, qui accueille le spectateur. Le résultat est saisissant. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux à témoigner : « Je n’entendrai plus jamais cette chanson de la même façon. Cette séquence d’ouverture est gravée dans mon cerveau. » Considérez-vous prévenus.

« Everybody Wants to Rule the World » de Tears for Fears : le générique de fin idéal

Quel titre pouvait mieux coller à l’état d’esprit de Marty Mauser, 23 ans, dont l’unique ambition est de s’imposer comme le meilleur joueur de ping-pong au monde ? « Everybody Wants to Rule the World » de Tears for Fears s’impose comme une évidence pour clôturer le film, portant avec elle toute la démesure, l’obsession et la fièvre du personnage incarné par Chalamet. Un autre titre du duo britannique, « Change », s’invite également dans le long-métrage, confirmant que certaines mélodies traversent le temps sans jamais perdre leur puissance.

« I Have the Touch » de Peter Gabriel : le coup de cœur du réalisateur

C’est peut-être la chanson la moins connue du lot, mais elle est indéniablement l’une des plus importantes aux yeux du cinéaste Josh Safdie. Troisième extrait du quatrième album solo de l’ancien leader de Genesis, « I Have the Touch » a littéralement obsédé le réalisateur durant la fabrication du film. « J’ai décidé de mettre les images sur cette chanson, et ça a fonctionné. Quelque chose se passait, c’était mythique », a-t-il déclaré à Variety, précisant l’avoir écoutée plus de mille fois en travaillant. Peter Gabriel lui-même, ravi de cette mise en lumière, s’est réjoui publiquement de voir ce titre, « rarement utilisé » selon ses propres mots,  trouver une nouvelle vie sur grand écran.

« The Perfect Kiss » de New Order et « Everybody’s Got to Learn Sometime » des Korgis : deux bijoux pour conclure

Pour donner corps à ce personnage décrit comme « nerveux, vaniteux et arrogant », Josh Safdie a également convoqué New Order et son hymne synth-pop « The Perfect Kiss », sorti en 1985. Le réalisateur souhaitait une bande originale vivifiante, capable de capter toute l’énergie débordante de la jeunesse de son héros, pari réussi.

Enfin, c’est « Everybody’s Got to Learn Sometime » des Korgis qui vient conclure ce voyage sonore avec une émotion rare. Ballade synthétique d’une nostalgie absolue, le titre n’est pas arrivé immédiatement dans le projet mais s’y est imposé naturellement. Les cinéphiles se souviendront peut-être de la reprise qu’en avait faite Beck pour le sublime « Eternal Sunshine of the Spotless Mind » de Michel Gondry. Josh Safdie, lui, résume parfaitement l’intention : « Je voulais que le passé hante le futur, et que le futur hante le passé. » Mission accomplie.

Écrit par: Loic Couatarmanach

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