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Avec Une affaire turque, Hüseyin Aydin Gürsoy signe un thriller français aussi nerveux qu’intime. Derrière son intrigue de corruption, le film raconte surtout le parcours d’un homme rattrapé par ses origines, ses choix et une part de lui-même qu’il pensait avoir laissée derrière lui.
Le film suit Mathieu, avocat ambitieux, déterminé à s’imposer dans un influent cabinet d’affaires. Pour gravir les échelons, il s’est éloigné de sa communauté turque. Mais l’arrivée dans sa vie d’un jeune Turc en situation précaire va bouleverser son équilibre et le plonger dans une affaire de corruption qui menace tout ce qu’il a construit. Le film sortira en salles le mercredi 12 août 2026. Ce qui marque dans Une affaire turque, c’est sa manière de mêler tension judiciaire, drame intime et questionnement identitaire. Le film ne se contente pas d’aligner les rebondissements. Il prend le temps d’observer les contradictions de son personnage principal : réussir, s’intégrer, s’élever socialement, mais à quel prix ? Mathieu n’est pas présenté comme un héros lisse. Il avance avec ses failles, ses silences et ses renoncements. C’est précisément ce qui rend le film fort. On comprend ses ambitions, on ressent ses tiraillements, et l’on suit avec intérêt sa chute progressive dans une situation qui le dépasse. Lionel Erdogan porte le film avec une vraie intensité. Son interprétation donne à Mathieu une complexité très intéressante : celle d’un homme brillant, sûr de lui en apparence, mais fragilisé dès que son passé et ses origines reviennent cogner à la porte. Face à lui, le casting donne du relief au récit, avec notamment Charles Berling, Metehan Aygün, Lubna Azabal et Maud Wyler.

Le film gagne beaucoup dans cette confrontation entre les univers : le monde feutré des cabinets d’affaires, les zones plus fragiles de la précarité, la famille, la communauté, la loyauté. Hüseyin Aydin Gürsoy filme ces tensions sans lourdeur, avec une efficacité qui rend le récit très prenant. Produit en France, Une affaire turque se distingue aussi par sa double dimension linguistique et culturelle. La fiche officielle du distributeur indique que le film est en français et en turc, avec une durée d’1h32. Cette présence des deux langues n’est pas un simple décor : elle accompagne le conflit intérieur du personnage, partagé entre ascension sociale, mémoire familiale et sentiment d’appartenance.
Cette richesse donne au film une vraie personnalité. Une affaire turque parle d’identité sans faire de discours plaqué. Il préfère les situations, les regards, les choix moraux. Et c’est souvent là que le cinéma est le plus fort : quand il laisse le spectateur ressentir avant de lui expliquer. La sortie en salles, le 12 août prochain, permettra au film de rencontrer son public dès la rentrée cinématographique. C’est typiquement le genre d’œuvre que l’on aime découvrir, parce qu’elle ne repose pas uniquement sur son suspense. Son intérêt vient aussi de ses personnages, de ses dilemmes et de sa façon de parler de réussite, d’intégration et de fidélité à soi-même.

Présenté au Festival du Cinéma & Musique de Film de La Baule, où il figurait parmi les longs métrages en compétition, Une affaire turque a déjà le profil d’un film qui mérite d’être défendu et accompagné. Une affaire turque est une belle réussite. Un thriller tendu, mais surtout un film humain, porté par un sujet fort et un personnage principal passionnant. Hüseyin Aydin Gürsoy évite le film-dossier froid pour construire une œuvre plus sensible, plus incarnée, où la corruption devient le révélateur d’un malaise plus profond.C’est un film que l’on suit pour son intrigue, mais que l’on retient pour ce qu’il dit de nos choix, de nos racines et de la façon dont on tente parfois de devenir quelqu’un d’autre pour réussir. Et quand un thriller arrive à être à la fois efficace et touchant, on ne va pas bouder son plaisir. Le cinéma français tient là une œuvre solide, actuelle et vraiment habitée.
Une affaire turque est une belle réussite. Un thriller tendu, mais surtout un film humain, porté par un sujet fort et un personnage principal passionnant. Hüseyin Aydin Gürsoy évite le film-dossier froid pour construire une œuvre plus sensible, plus incarnée, où la corruption devient le révélateur d’un malaise plus profond. C’est un film que l’on suit pour son intrigue, mais que l’on retient pour ce qu’il dit de nos choix, de nos racines et de la façon dont on tente parfois de devenir quelqu’un d’autre pour réussir. Et quand un thriller arrive à être à la fois efficace et touchant, on ne va pas bouder son plaisir. Le cinéma français tient là une œuvre solide, actuelle et vraiment habitée.
Le film sortira en salles le mercredi 12 août 2026.
Écrit par: Loic Couatarmanach
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