Cinéma

Vampire… vous avez dit vampire ? 2 : une suite en édition physique

today31 janvier 2026 13

Arrière-plan
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Cette suite de 1988 réalisée par Tommy Lee Wallace reprend l’histoire sept ans après les événements du premier film. Charley Brewster, désormais « guéri » de sa croyance aux vampires par une thérapie, voit ses certitudes ébranlées par l’arrivée de Régine, une vedette de cabaret qui n’est autre que la sœur de Jerry Dandridge.

Un casting qui mise sur la continuité

Cette vampire séductrice dirige un clan et va replonger le héros dans un cauchemar qu’il pensait révolu. Roddy McDowall et William Ragsdale reprennent leurs rôles respectifs de Peter Vincent et Charley Brewster, assurant une continuité bienvenue avec le film original de Tom Holland. Julie Carmen incarne Régine, personnage inspiré d’Elvira qui apporte une dimension féministe plus élaborée au mythe vampirique, tandis que Traci Lind joue Alex, la petite amie de Charley qui l’épaulera dans ce nouveau combat. Les effets spéciaux de Greg Cannom se révèlent plutôt réussis et soutiennent efficacement les situations mêlant comédie et horreur. Le film recycle habilement les stéréotypes du genre tout en apportant quelques innovations, comme la rose répulsive pour les vampires. Brian Thompson campe un Bozworth pittoresque, fin connaisseur et croqueur d’insectes cultivé.

Roddy McDowall, l’âme du film

La performance de Roddy McDowall en homme de télévision de l’émission « Fright Night » contraint de devenir un véritable chasseur de vampires à l’efficacité discutable constitue l’un des points forts du film. Son jeu inénarrable porte largement ce divertissement qui, sans égaler l’original, reste plaisant. Le film souffre parfois d’un certain essoufflement narratif, le montage privilégiant trop les ambiances étudiantes au détriment des scènes de vampires les plus hilarantes. L’édition physique propose une copie HD de qualité avec une excellente définition qui fait ressortir les détails des maquillages. Le master 2K restauré respecte la texture argentique du tournage en 35mm, offrant un excellent contraste fidèle aux éclairages tranchés des années 80, avec des noirs solides et une colorimétrie aux tons saturés caractéristiques de l’époque. Cette suite mérite le détour pour les amateurs du genre et constitue un divertissement agréable qui exploite avec un certain talent les codes du film de vampires des années 80. L’implication artistique du réalisateur Tommy Lee Wallace offre un travail consciencieux malgré les contraintes inhérentes aux suites. Cette approche professionnelle mérite reconnaissance car cette suite est plutôt réussie.

Écrit par: Loic Couatarmanach

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