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Il y avait déjà un petit décalage avant même que la remise de prix commence. Les César se tenaient un jeudi soir. Depuis 1976, la sacro-sainte cérémonie se déroule habituellement un vendredi ou un samedi.
À 20h30, les lumières s’éteignent. L’Olympia est plein. La 51e cérémonie peut commencer.
Benjamin Lavernhe entre en scène en maître de cérémonie. Il donne tout de suite le rythme : humour, références, complicité avec la salle. Rapidement, il multiplie les clins d’œil à Jim Carrey, présent dans le public pour recevoir un César d’honneur plus tard dans la soirée.
On retiendra évidemment son hommage à The Mask. L’Olympia rit franchement. On sent que la soirée ne sera pas figée.
Arrivée sur la musique de Top Gun, Camille Cottin, présidente de cette édition, prend ensuite la parole. Ton plus posé, mais chaleureux. Elle rappelle l’importance du cinéma, sa fragilité, et la nécessité de continuer à créer.
Les catégories techniques et spécialisées ouvrent le bal. Animation, documentaire, décors, son… les enveloppes s’ouvrent vite, les discours sont courts.
Très tôt, un film s’impose dans la soirée : Nouvelle Vague de Richard Linklater. Récompensé notamment pour la réalisation, mais aussi pour plusieurs catégories techniques comme la photographie, le montage ou encore les costumes, il s’installe progressivement comme l’un des grands gagnants de la nuit.
L’Olympia réagit bien. Beaucoup d’applaudissements, parfois des surprises, mais surtout une impression que le public suit vraiment ce qui se passe sur scène.
Au milieu de la cérémonie arrivent les César des révélations.
Nadia Melliti remporte le César du Meilleur espoir féminin pour La Petite Dernière, confirmation éclatante pour ce film très remarqué.
Théodore Pellerin reçoit le César du Meilleur espoir masculin pour Nino, de Pauline Loquès, qui repart aussi avec le César du Meilleur premier film.
L’ambiance devient plus enthousiaste, presque euphorique. Ces moments injectent une vraie énergie dans la salle.
Les seconds rôles suivent.
Vimala Pons est récompensée comme Meilleure actrice dans un second rôle pour L’Attachement.
Pierre Lottin reçoit le César du Meilleur acteur dans un second rôle.
Les discours deviennent plus personnels, parfois engagés. On sent que la soirée prend de l’épaisseur.
Un hommage à Brigitte Bardot crée un moment plus tendu : des applaudissements, mais aussi des huées audibles. L’instant est bref, mais le maître de cérémonie, Benjamin Lavernhe, reprend le cours de la soirée, comme si de rien n’était.
Quand arrivent les catégories principales, l’atmosphère change.
Laurent Lafitte reçoit le César du Meilleur acteur pour La Femme la plus riche du monde. L’émotion est visible, sincère. Il plaisante légèrement, mais sa voix tremble un peu. L’ovation est longue.
Puis Léa Drucker est sacrée Meilleure actrice pour Dossier 137. Silence très attentif pendant son discours, puis applaudissements nourris. Ce sont des moments où la salle semble suspendue.
La cérémonie approche de son sommet.
Tard dans la soirée, le César d’honneur est enfin remis à Jim Carrey.
La réaction est immédiate. Toute la salle se lève. Standing ovation massive. C’est sans doute le moment le plus chaleureux de la nuit.
Il parle en français, longtemps. Il remercie son père, parle de ses origines bretonnes en évoquant son ancêtre venu de Saint-Malo, plaisante sur son accent. Il alterne humour et sincérité. On sent un vrai lien entre lui et le public.
Un moment de cinéma populaire et d’émotion simple, partagé par toute la salle.
Place à la catégorie que tout le monde attend : Meilleur film.
L’Attachement de Carine Tardieu est annoncé. Les applaudissements éclatent immédiatement. L’équipe monte sur scène, très émue. Le film repart aussi avec le César de la Meilleure adaptation, confirmant son triomphe.
Dans son discours, la réalisatrice parle du lien entre les êtres, de la manière dont un film peut nous toucher profondément. Elle évoque directement E.T. l’extra-terrestre, comme un souvenir d’enfance, un choc émotionnel fondateur.
La cérémonie se termine sur cette note : une émotion partagée, presque intime, dans une salle comble.
Il est tard quand les lumières se rallument. On quitte l’Olympia un jeudi soir… un peu comme après un samedi.
Ce qui reste, ce ne sont pas seulement les noms du palmarès.
Ce sont les rires du début, les silences tendus avant les grandes annonces, l’ovation pour Jim Carrey, et le dernier discours touchant de Carine Tardieu.
Vive le cinéma !
Écrit par: Jérôme Ferron
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