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C’est tombé hier soir. Netflix a renoncé à surenchérir pour Warner Bros Discovery (WBD). En deux heures, tout a basculé.
Le board de Warner venait de qualifier l’offre de Paramount Skydance de « supérieure ». Netflix avait quatre jours pour répondre. Ils n’ont pas eu besoin de quatre heures.
Paramount propose 31 dollars par action. Tout cash. Pour l’intégralité de Warner Bros. Les mythiques studios de cinéma, le groupe de médias Discovery, WB Games la branche jeux vidéos, les chaînes HBO et… CNN. La célèbre chaîne d’info est, depuis plusieurs années, une cible régulière de Donald Trump, qui la critique publiquement et remet souvent en cause sa couverture médiatique. Valorisation totale : 111 milliards de dollars.
Netflix, qui avait signé en décembre pour 83 milliards, ne voulait que le studio et le streaming. Paramount veut tout. Et Paramount a mis le prix.
Le timing est cruel. Ted Sarandos, le patron de Netflix, sortait à peine de la Maison-Blanche quand le couperet est tombé. Il était venu plaider sa cause auprès de l’administration Trump. Il n’a même pas vu le président.
Pendant ce temps, David Ellison, le CEO de Paramount (fils de Larry Ellison, proche de Donald Trump) assistait mardi au discours sur l’état de l’Union. Invité par un sénateur républicain. Pouce levé devant les caméras.
L’action Netflix a bondi de 13 % après la clôture de Wall Street. Les investisseurs ne voulaient pas de cette acquisition.
Netflix repart avec 2,8 milliards de dollars d’indemnité de rupture. Et promet d’injecter 20 milliards cette année dans ses contenus.
Côté Paramount, le pari est immense. La fusion créerait un mastodonte capable de rivaliser frontalement avec Netflix et Disney+. Harry Potter, Superman, HBO, CBS, Paramount+, MTV, CNN, tout sous le même toit.
Pour l’industrie du cinéma, le scénario Paramount était globalement perçu comme plus rassurant que l’hypothèse Netflix, l’emblématique plateforme de streaming qui avait suscité des inquiétudes sur l’avenir de l’exploitation en salles. Mais cette option ne dissipe pas toutes les réserves : le rapprochement entre grands studios ravive aussi les débats récurrents sur la concentration des majors, depuis le rachat de la 20th Century Fox par Disney.
Reste l’obstacle réglementaire. Le vote des actionnaires est fixé au 20 mars. Le Département de la Justice doit encore valider. La sénatrice Elizabeth Warren parle déjà de « désastre antitrust ».
Hollywood vient de changer de carte. Et c’est le fils du fondateur d’Oracle qui redistribue les jetons.
Écrit par: Jérôme Ferron
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